Naples constitue selon moi le point central du texte : dans les multiples références à ses monuments, ses lieux, ou ses habitants, la ville est constamment présente, au point de devenir un véritable personnage qui trône, immobile et éternelle.
Un personnage catalyseur, qui fait et défait constamment les éléments, parfois maternel, parfois jouant avec les petits mortels fragiles qui s’agitent en son sein.

Mais surtout un personnage qui autorise l’extraordinaire (« On a cru des choses folles / Puisqu’à Naples tout est possible »), et grâce auquel l’impossible fait figure de normalité, là où il est banni par l’adulte.
Créatrice de miracles, la ville prend même une dimension quasi-religieuse, au point que « pour un peu on croirait à l’éternité ».

L’objectif principal de la scénographie (dont le procédé en tant que tel sera construit en résidence de création), consistera à immerger le public, enfant, adolescent ou adulte, dans un voyage de sensations dans le cœur de Naples, et notamment le quartier de Forcella.
J’aimerais ainsi que les cinq sens des spectateurs soient convoqués :
–  L’ouïe (parce qu’il y a toujours du bruit et de la musique à Naples), avec la présence live d’un groupe de musique traditionnel qui jouera presque continuellement ; et des enregistrements de rue réalisés à Naples même.
–  La vue, en travaillant la projection de photographies des lieux et des évènements sur les murs de la salle.
–  L’odorat, en cuisinant hors-champ des plats napolitains pendant le spectacle.
–  Le goût (et le toucher !), en proposant les mets au public à l’issue du spectacle.

Amarêve © 2019 – Tous droits réservés